
samedi 6 août 2011
Un trèfle à quatre feuilles***
Je promène mon regard,
Sur le vert de la pelouse,
Qui souvent s’égare,
En rêveries andalouses !
Je l’espère, ténébreux jusqu’à l’extrême,
Brûlant d’amour sous son cœur de braises !
Je m’alanguis de ce songe devenant fournaise.
Mes paupières en émoi, se font blêmes,
Elles palpitent sous le trouble de mon âme,
Elles zooment, numérisent mes désirs, et me damnent…
Dans le creux tremblant, de ma main,
Un trèfle à quatre feuilles un rien cabotin,
Rassemble en lui mes folles espérances,
Et je me laisse porter par sa magnificence !
J’en effeuille les lobes éphémères,
Je les offre épuisée aux quatre vents,
Femme vaincue par la fuite du temps,
Ecrasé sous le poids de ses chimères.
Le temps passé m’a fait courber la tête,
Que reste-t-il de mes jours de fêtes ?
Esther***