
mardi 23 novembre 2010
Fleurs de Pêcher***
Elle m’apparut semblable à une guerrière,
Sûre d’elle, elle marchait l’allure fière.
Son glorieux visage illuminait tout son être,
Mon cœur déjà était prêt à se soumettre.
Je l’ai suivi, tel un papillon vers la lumière,
Pour l’emmener et la posséder en ma chaumière !
C’est d’un château que je devrais la parer,
Moi le sans cravate, le va-nu-pieds,
Pauvre hère qui erre anobli par son amour,
Pour cette victorieuse aux si beaux atours.
Son regard se fait noir et me toise courroucé,
Mon trop visible engouement vient de l’outrager !
Sa pureté glacée valorisée sous sa cape, bordée de chinchilla.
Me jette à ses pieds et j’y dépose, en allégeance, mon coutelas,
Mon seul but est de la serrer contre moi,
De l’aimer jusqu’à en perdre la foi !
Je la supplie de m’emmener par devers d’elle
En chien de garde, je lui serai toujours fidèle… !
Ô Fleurs de Pêcher laisse moi
Rien qu’une nuit, vivre près de toi !
Esther***