lundi 15 juin 2009
Lilith*** (suite)
Je suis la première femme, je m’appelle Lilith,
Et d’Adam je n’eu pas d’enfant.
Depuis, chaque nuit, de mon sang,
Sur le tableau noir, j’écris,
Ma vie, et ses déchirures.
Je laisse, juste affleurer ses ligatures !
De la pointe fine de mon stylo,
Sur l’écran noir de mon tableau….
En lettres écarlates,
J’incruste ma vie d’automate….
De l’Eden, mon jardin premier, je fus chassée,
Et femme fatale, de ce nom je fus affublée.
J’erre toujours dans l’ombre, chaque nuit,
En des lieux que l’on prétend maudits.
Sur les Mers, au fond de l’Onde,
J’attire les marins en perdition,
Je suis la sirène qui les séduit par mes chants !
Et je leur offre, ce qu’Adam m’a refusé !
Je suis une amoureuse affamée,
Et je donne sans retenues, à mes amants,
Mes sortilèges comme des torrents….
Des nuits torrides comme les déserts au zénith !
Où mes vagissements haletants, les excitent…..
Les bien-pensants parlant de malédiction,
Mon corps voluptueux ils n’osent toucher…
Je suis l’Eve d’un autre Monde,
Celui des malfaisants, des mal-pensants,
Celui dont les mains ne se posent,
Sur ma peau brûlante et lustrée,
Comme une pomme tentatrice, illuminée…
Fruit prétendument défendu,
A cette branche luxuriante, suspendu,
Que mon amant le serpent à Eve propose,
A ma demande, en la séduisant.…
Je l’ai fait chuter, cette gentille gourde,
Qui s’est mise à croire aux mots fourbes,
De ce Seigneur du jardin,
Qui sur ses pattes, régnait en coquin,
Mais chassé, comme moi, il fut,
Et depuis, il se meut sur son ventre, déchu !
Quant aux femmes elles font de grandes courbes,
Pour ne plus laisser hourde,
Ce qui, en lui, les a séduit.
Je suis la première femme, je m’appelle Lilith,
Et d’Adam je n’aurai jamais d’enfant.
Depuis, chaque nuit, de mon sang,
Sur le tableau noir, j’écris,
Ma vie, et ses déchirures.
Je laisse, juste affleurer ses ligatures !
De la pointe fine de mon stylo,
Sur l’écran noir de mon tableau….
En lettres écarlates, je trace,
Les cicatrices de ma vie et ses audaces