
Mardi 27 Octobre 2009
Le Soleil caresse les lourdes grappes de raisins,
Mes lèvres empourprées s’en emparent,
Les grappillent et leurs sucs gaillards
Se répandent sur la bancheur de mes seins,
Le sang de la vigne t’attire, Ô mon Bien-aimé….
A cet appel, tu ne veux, n’y ne peux, y résister….
Sous la treille devenue, amarante,
Tu fais de moi, ta truculente amante !
Nos peaux craquent, de désirs exacerbés
Tu t’empares de mes offrandes parfumées !
Voluptueusement en des joutes extatiques !
Nos fantasmes se rejoignent exotiques,
Et nous offrent nos plus belles vendanges
Que nos souvenirs communs engrangent.
Les raisins verts, de nos vies, sont oubliés,
Tes jubilations ont emblavé ma terre
Et leurs semences fécondent ma chair.
Et je deviens immortelle sous tes baisers…
Esther*****